mercredi 23 novembre 2011
Face au G20 : un Cercle de Silence Resf
Face au G20, les peuples d’abord, pas la finance
samedi 15 octobre 2011
Manifestation Tourrettes communiqué de presse
En conséquence, nous, organisations associatives et politiques décidons d’annuler le rassemblement anti-xénophobe prévu le même jour.
Nous restons vigilants et mobilisés face au risque de tensions communautaires générées par la venue, sur notre Canton, de ce groupuscule d’extrême droite et envisageons d’organiser une réunion publique d’informations sur la nature de ces groupes.
Nous souhaitons également qu'une prochaine rencontre et un débat citoyen aient lieu sur les enjeux de démocratie, de respect des droits (laïcité, pratiques religieuses, enseignement, détournement de la culture provençale à des fins xénophobes, etc) qu'a suscité ce projet d'acquisition par une association musulmane.
Canton de Fayence, le 14 octobre 2011
Signataires :
Ligue des Droits de l’Homme – Comité d’Initiative Citoyenne – NPA Var – Parti Occitan – PS section de Fayence - MRAP
Merci à tous ceux qui ont soutenu cette mobilisation
jeudi 13 octobre 2011
Alerte rassemblement
Communiqué de dernière minute: le rassemblement est annulé. Explications à suivre.
Le maire de Tourrettes (83) a accordé au parti des "identitaires de Grasse" l'autorisation d'organiser une manifestation sur la place de la marie du village, samedi 15 octobre, avec signature de pétitions contre le projet d' acquisition par une association musulmane d'une propriété destinée à abriter un centre culturel et une mosquée. Ce projet pour l'instant personne ne l'a vu et l'acte de vente n'est pas pas encore signé.
Autoriser une manifestation des "identitaires", dont on connait les actions xénophobes et racistes menées à Nice ou dans d'autres villes de la côte, est une véritable provocation.
C'est prendre le risque de créer des fractures ethniques, de provoquer des mises à l'écart de populations.
La Ligue des Droits de l'Homme a demandé en vain au maire de Tourrettes d'annuler cette autorisation, au nom du danger potentiel d'affrontements futurs que préfigure une telle manifestation.
C'est pourquoi, à l’initiative de la ligue des Droits de l'Homme une contre manifestation se tiendra samedi 15 octobre à 14h 30 à Tourrettes devant l'Espace Romarin ( entrée du village, monument au morts, cimetière ).
La Ligue des Droits de l'Homme rappelle que la liberté d'opinion, de pratique religieuse sont garanties par des textes institutionnels.
La liberté religieuse est évoquée dans l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. »
La loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, élément clé de la laïcité française, introduit la notion de « culte » qui désigne la pratique associée à une croyance au sens large. L’État s'interdit de définir ce qu'est ou n'est pas une religion ou une croyance. Son article 1 stipule que « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »
Dans l'article 1 de la Constitution française de 1958, il est stipulé que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.»
Alinéa 3 de la déclaration de 1981(La Convention européenne des droits de l'homme) : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. »
vendredi 1 juillet 2011
Communiqué LDH- RESF, expulsion de M. Lassad Saafi
Reconduction d'un père de famille à la frontière

Un père de famille de 32 ans, d'origine tunisienne, domicilié a Draguignan, a été raccompagné à la frontière italienne. La réponse à sa demande de titre de séjour a été refusée; il avait obligation de quitter le territoire. Sa famille et la Ligue des Droits de l'Homme se mobilisent, un comité de soutien a été créé.

Entré par l'Italie, il a rejoint sa femme à Draguignan en Novembre 2009, mais sa demande de titre de séjour s'est rapidement transformée en obligation de quitter le territoire national.
Père de 3 enfants, tous nés sur le sol français, il espère la délivrance d'un titre de séjour au motif de sa "vie privée et familiale».
La préfecture suit le dossier, mais n'a pas voulu commenter une décision de justice. Lasaad Saafi, espère encore pouvoir rapidement revenir en France; Il attend ses papiers à la frontière italienne, libre, mais seul.


la détresse de Wafa Saafi face à l’indifférence de l’administration

Le Préfet du Var n’est pas revenu sur sa décision. Ce matin, mercredi 29 juin, Lassad Saafi s’est présenté vers 9 heures au groupement autoroutier de la Gendarmerie du Luc qui l’a remis à la Police aux frontières en vue de sa reconduite en Italie.
Sa femme et leurs trois enfants étaient venus l’accompagner, ainsi qu’une dizaine de personnes qui n’ont pu cacher leur tristesse mêlée de révolte devant l’inhumanité de la situation.
La famille Saafi adresse un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés, toutes les personnes qui ont signé des pétitions – ces signatures auront leur utilité. Wafa Saafi est décidée à se battre pour que son mari revienne en France : ses enfants sont nés en France, il a le droit d’être auprès d’eux. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) continueront à les soutenir.

Le désespoir de Saafi Wafa
[Var-matin, 16 juin 2011]« Personne ne m’écoute, je ne sais plus comment faire pour m’en sortir ! » Saafi Wafa, jeune mère sans emploi, a laissé éclater sa douleur et son désespoir... Accompagnée par ses trois enfants âgés de 5 ans, 2 ans et 6 mois, cette jeune Tunisienne de 25 ans a interpellé publiquement les autorités qui participaient aux remises de médailles. Calmée par le préfet du Var, Paul Mourier, et la sous-préfète de l’arrondissement de Draguignan, Corinne Orzechowski, Saafi a été conduite dans les salons de la sous-préfecture. Le temps de parler, d’être écoutée et de recevoir l’assurance que le préfet s’occuperait de son cas.
« Mon mari a été arrêté aujourd’hui [hier] au péage du Muy. C’est un Tunisien, il est sans-papiers et a été conduit au centre de rétention de Marseille. J’ai demandé à ce qu’il soit libéré. J’ai aussi été victime des inondations. Il y a un an, j’habitais avec ma famille un appartement dans l’avenue des Anciens combattants d’Afrique du Nord à Draguignan. » Le 15 juin, son logement a été sinistré. Depuis, Saafa et les siens occupent un appartement de 30 m² dans la vieille ville. « C’est trop petit pour cinq personnes. Le préfet a dit qu’il me trouvera autre chose. Je compte sur lui. »
J. J.
Rescapé des inondations, attendu au peloton d’expulsion

Le 15 juin dernier, Ouafa Saadi interpellait le préfet du Var Paul Mourier pour le sensibiliser à sa situation. Depuis, pas de nouvelle. D.P.
source : La Marseillaise
par ROMAIN ALCARAZ
En juin 2010, la Dracénie a été touchée de plein fouet par la catastrophe naturelle que l’on sait. Parmi les innombrables victimes se trouvait la famille Saafi, un couple tunisien avec trois enfants. Pile un an plus tard, Lasaad, le père de famille, est arrêté suite à un contrôle routier. Il ne possède pas de carte de séjour valable, et est donc placé en centre de rétention à Marseille. Un peu plus tard, cette même journée, lors de la cérémonie commémorative des inondations, sa femme, Ouafa, bouleversée, bouscule le protocole en interpellant Paul Mourier, préfet du Var. Ce dernier lui promet d’étudier son cas.
Du côté de la préfecture, il est indiqué que la demande de Ouafa Saafi ne concernait alors qu’un problème de logement. Difficile à croire quand on sait que son mari a été interpellé quelques heures plus tôt seulement… En tout cas, du point de vue de l’hébergement, « nous sommes allés au bout de toutes les procédures pour aider cette famille », assure-t-on. Et en ce qui concerne la procédure d’Obligation de quitter le territoire français (OQTF) dont fait l’objet Lasaad ? Pas de commentaire.
L’affaire entre les mains du préfet
Des trois enfants des Saafi, l’aînée est scolarisée à l’école Jean-Jaurès, à Draguignan. C’est de là qu’est partie la mobilisation : le directeur de l’école a lui-même organisé un comité de soutien, avant d’afficher une banderole dans l’école. L’association Réseau éducation sans frontières (RESF), ainsi que la Ligue des droits de l’homme (LDH) se sont également saisi du dossier. Lundi, des représentants de ces deux associations ont été reçus en préfecture par une responsable du service des étrangers. « Cette personne nous a reçus très courtoisement, nous a écoutés, avant de confirmer que c’était le préfet qui déciderait », indique François Nadiras (LDH).
Marc Brulé, toujours de la LDH, section dacénoise, confirme le rôle primordial du préfet dans l’affaire : « Aujourd’hui, si Paul Mourier décide d’attribuer un titre de séjour à Lasaad, c’est fini, il peut rester en France. » Il poursuit : « Si Lasaad avait répondu au courrier de la préfecture pour obtenir son titre de séjour, il l’aurait certainement obtenu. » En effet, même si sa demande avait été rejetée, les arguments pour retourner cette décision ne manquaient pas : Lasaad est père de trois enfants tous nés en France, marié en 2004 et vivant en France depuis 2009. Mais voilà, le courrier indiquant le refus de demande de titre de séjour, envoyé le 26 juin 2010, était adressé au logement sinistré, que la famille avait bien évidemment quitté.
Lasaad signe un PV, mais ne sait pas lire le français
Suite à l’intervention peu orthodoxe de Ouafa Saafi, la situation a certes évolué. Mais pas d’une manière franchement significative. Une chose est toutefois positive : Lasaad a été libéré du centre de rétention, et est aujourd’hui astreint à résidence. « C’est sans doute la seule clémence à laquelle il fallait s’attendre du préfet », note Marc Brulé. L’homme raconte la suite des évènements : « Quand on est assigné à résidence, il faut "pointer" au commissariat. Et au cours d’une de ces visites, Lasaad a signé un procès-verbal dans lequel il manifeste son accord vis-à-vis de sa réadmission en Italie. » Pourquoi avoir signé ce document ? On ne peut que supposer… « Il ne lit pas le français », indique toutefois Marc Brulé. De là à penser qu’il n’était pas complètement au courant du document qu’il paraphait…
La procédure de reconduite à la frontière est prévue mercredi, avec un rendez-vous au peloton autoroutier de la gendarmerie du Luc à 8h45 auquel Lasaad doit se rendre suite à la signature du PV. Alors le temps presse pour le tissu associatif. Françoise Denis, de RESF, a porté en compagnie de François Nadiras une demande de recours gracieux. « Il y a aussi des pétitions qui circulent, notamment à l’école, pour aider cette famille qui a tout perdu dans les inondations. » Une lettre ouverte au préfet est également proposée par la LDH. L’association espérait lundi que Paul Mourier « saura privilégier l’aspect humain des choses ». Réponse demain.
voir aussi :
Signer la pétition en ligne - Lassad SAAFI doit pouvoir vivre en France avec ses enfants !
jeudi 30 juin 2011
jeudi 21 avril 2011
LDH Cannes-Grasse: Le préfet bloque le "train de la dignité"
Le préfet bloque le "train de la dignité"
lundi 21 mars 2011
Le racisme envahi l'espace politique
Le racisme envahi l'espace politique
LEMONDE.FR le 21.03.11
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De plus en plus ouvertement, le racisme envahit l'espace politique. Je ne veux pas ici évoquer le Front national mais bien une partie de la droite parlementaire et, à un moindre niveau, une partie de la gauche. L'accueil enthousiaste réservé par l'UMP aux suggestions d'Eric Zemmour de supprimer la législation antiraciste (et de supprimer aussi les maigres subventions aux associations…) est révélateur de ce qui n'est plus la dérive de quelques-uns mais une lame de fond.
L'accusation portée contre un potentiel candidat socialiste aux élections présidentielles de vivre à l'étranger et de ne pas ressembler à ceux et à celles qui peupleraient nos "terroirs", sans compter qu'il dirige une institution financière mondiale, n'est pas neutre. Et ce n'est pas faire preuve de terrorisme intellectuel que de constater que cette conjugaison entre argent et déni de loyauté et d'appartenance nationale rappelle les plus anciens stéréotypes antisémites. Quant aux musulmans, de lois stigmatisantes en questionnement sur la compatibilité de leur foi avec la République ou plus radicalement avec la nationalité française, ils sont devenus l'objet principal d'une rhétorique d'exclusion.
Voici qu'utilisée par ceux là-même qui, jusqu'à aujourd'hui, au mieux l'ignoraient, au pire la combattaient, la laïcité est détournée de son sens pour exiger de quelques millions de citoyens français, déjà souvent soumis au talon de fer social, qu'ils répudient leur religion pour être acceptés dans la communauté nationale. Nul n'est exempt de ce mal qui vient de loin. En 2005, la campagne présidentielle avait déjà fixé le cap avec la création du ministère de l'identité nationale et de l'immigration et l'appropriation par Nicolas Sarkozy de la vulgate d'extrême droite. Qui se souvient que dès juillet 2005, dans son discours aux ambassadeurs, le même Nicolas Sarkozy opposait, fût-ce pour en prévenir la guerre, "l'islam à l'Occident" ?
Qui se souvient qu'en mars 2006, était publié un manifeste, signé par de brillants intellectuels, qui, ne rechignant pas devant l'emphase, postulaient "qu'après le fascisme, le nazisme et le stalinisme", l'horizon du monde était oblitéré par "l'islamisme" ? Puis ce fût la xénophobie érigée en politique d'Etat, assimilant étrangers à la délinquance, à la polygamie, aux ghettos de banlieues, à cette invasion toujours brandie comme une menace et jamais survenue.
Vint ensuite le glissement inévitable des étrangers à ceux qui leurs ressemblent, entendons les demi-français. C'est ainsi que le 8 décembre 2009 Nicolas Sarkozy, sous prétexte de tolérance, fait des musulmans français des étrangers qu'il faut "accueillir" dans leur propre pays. Assignés à résidence communautaire, ils sont toujours désignés par leur origine (immigrés de la deuxième, troisième ou, bientôt, quatrième génération) ou par leur appartenance religieuse. Et que dire des préoccupations d'un ancien responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui s'inquiète de la fécondité des femmes musulmanes de France et d'ailleurs ? Le débat sur l'identité nationale s'est inscrit dans la même logique, celle qui fige la France dans une geste immuable aux racines judéo-chrétiennes (mais plus chrétiennes que juives…).
Il a entraîné un tel défoulement contre les étrangers et les musulmans, réunis dans la même vindicte, que l'on sentait bien qu'il s'agissait de la dernière étape avant que le débat public ne sombre dans l'inacceptable. Nous y sommes. Les musulmans français ou pas sont sommés de faire leur examen de conscience et de répondre de nos peurs collectives. Que celles-ci soient bien réelles, et il en est de nombreuses, ou qu'elles soient du domaine de l'imaginaire, n'autorisent pas à les exploiter pour en rendre responsable une religion et ses adeptes. C'est pourtant ce que signifie le débat engagé par l'UMP, officiellement sur la laïcité, en réalité sur la compatibilité de l'islam et de la République, contredisant par là tous les principes de la laïcité.
Faut-il s'étonner dès lors de la cécité qu'a montré la diplomatie française face aux événements qui secouent le monde arabe ? Les discriminations que supportent ici les français musulmans expliquent aussi le mépris du gouvernement français à l'égard de ces "gueux" en révolte là-bas.
RELATION D'EMPATHIE
Et puisqu'en ces temps de salmigondis de la pensée, il faut aller jusqu'à dire l'évidence sauf à être suspecté de tous les maux, l'exigence naturelle d'une égalité des droits au profit des musulmans, la critique justifiée des discriminations qu'ils subissent n'impliquent en rien un renoncement à l'un quelconque des principes de la République ou de changer la loi de 1905 et encore moins la prétention à un régime dérogatoire. L'égalité des droits, le droit commun suffisent.
Mais pour que cette égalité prospère, il faut que s'allume cette lumière qui nous permet de voir dans l'Autre notre propre image, notre propre voix, qui nous permet de le reconnaître dans la même humanité que la nôtre. Le regard que l'on porte peut être celui de la part d'humanité qui nous est commune, il est aussi, c'est ô combien plus facile, l'exacerbation d'une altérité qui serait irréductible. Entre ces deux prismes, s'inscrit l'opposition, elle irréductible, entre l'empathie et le rejet comme point de départ de la relation qui se créée.
Je ne peux vivre sans cette relation d'empathie a priori. Je refuse de m'inscrire dans cette perception des différences qui font d'elles le début et la fin de toute relation humaine. Je ne peux vivre dans la méfiance permanente de l'Autre qui peu à peu s'étend naturellement au plus proche au point de ronger tous les rapports sociaux pour les transformer en concurrence. Et c'est parce que cette empathie nous est aujourd'hui servie, par ceux qui en sont exsangues, comme une tare qui détruirait notre cocon national que nous allons mal. Le génie dont on peut assurément créditer le peuple de France, c'est d'avoir compris, dès 1789, que la négation des droits d'un seul homme était la seule cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.
La tâche de nos responsables politiques et de chacun de nous, c'est de continuer dans cette voie. C'est donc de construire des projets politiques qui nourrissent l'imaginaire et non de créer ou d'attiser la haine. Il est temps de le dire fortement : ceux et celles qui, incapables d'entendre la souffrance de tous et se perdent dans les querelles personnelles, n'éviteront pas la sanction de leur renoncement. Ceux et celles qui nous entraînent dans cette course à l'abîme, qui usent du racisme et de l'antisémitisme comme arme politique, perdent toute légitimité et légitiment la révolte.
Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des doits de l'homme (LDH)
jeudi 17 mars 2011
Libye
Assistant impuissants à un odieux massacre nous entendons interpeller les politiques , les organisations internationales et tous ceux qui peuvent agir, afin que toutes mesures soient prises pour que vive la démocratie.
samedi 12 février 2011
Manque de moyens, accusations: les magistrats varois renvoient les audiences

Près d’une centaine de magistrats du siège et du parquet ainsi que de fonctionnaires de justice ont voté mardi, à la quasi unanimité, le renvoi des audiences non urgentes jusqu’à demain après-midi, lors d’une réunion dans la salle des référés du tribunal de grande instance de Toulon. En fait jusqu’à la tenue d’une nouvelle assemblée plénière, qui devra statuer demain sur la poursuite du mouvement. La motion, approuvée à huis clos par 90 % des présents, entend dénoncer les insuffisances de moyens et mettre l’accent sur la gravité de la situation pour le monde judiciaire. Elle révèle surtout une exaspération générale. Les comparutions immédiates assurées « Qu’un magistrat puisse être mis en cause et poursuivi en cas de carence et de faute paraît tout à fait justifié. Mais qu’au plus haut de l’État, l’on vienne constamment remettre en cause notre travail, n’est pas admissible. Là, on verse dans le populisme. C’est un mauvais procès. Que l’on donne surtout les moyens à la justice de travailler », s’est indigné un magistrat dans la salle des pas perdus. Quelques mètres plus loin, des affaires étaient entendues, hier. Seulement des comparutions immédiates, avec la présentation, devant le tribunal correctionnel, de personnes placées en détention provisoires dans l’attente de leur jugement. Là encore, pendant l’audience, le malaise était palpable. Le manque de moyens est parfois flagrant; les limites de l’institution, souvent atteintes. À l’exemple de cette femme, déjà condamnée pour des violences sur ses parents, suivie régulièrement par un juge d’application des peines et un conseiller d’insertion. « Et elle a récidivé car elle ne veut pas se soigner. Le rôle de la justice n’est pas d’être un thérapeute », a-t-on attendu lors des débats. En revanche, les affaires « enrolées » dans une autre chambre du tribunal, statuant à juge unique, ont été renvoyées. Seules ont été maintenues les comparutions devant le juge des libertés et de la détention, ainsi que les convocations devant les juges d’instruction. Au tribunal administratif aussi Cet après-midi, le mouvement devrait prendre une autre ampleur. Au-delà de tout contexte syndical et corporatiste, les magistrats et fonctionnaires manifesteront à 14h30, en robe, sur les marches du palais de Toulon, chef-lieu judiciaire du département. Ils seront soutenus par les avocats du barreau de Toulon. Par ailleurs, la mobilisation, aujourd’hui, des magistrats du tribunal administratif de Toulon, n’est pas à écarter. Un mouvement national est lancé contre les réformes annoncées (suppression du rapporteur public et audiences délocalisées dans les centres de rétention).
Peggy POLETTO

mercredi 9 février 2011
Les magistrats défendent l’honneur de la République
Après les propos de Nicolas Sarkozy évoquant des « dysfonctionnements » et des « sanctions » suite au meurtre de cette jeune fille de 18 ans près de Saint-Nazaire, les magistrats ont entamé une révolte inédite, qui culminera jeudi et vendredi avec une grève nationale.
Les tribunaux de grande instance de Draguignan et de Toulon se mobilisent et participent au mouvement national de protestation du monde judiciaire. Comme à Draguignan la veille, une centaine de magistrats et fonctionnaires de justice toulonnais se sont réunis, mardi 8 février en fin de matinée, lors d’une assemblée générale à huis clos. Ils ont voté à 90% une motion qui dénonce « comme inacceptable et dangereuse pour la démocratie la mise en cause systématique de l’institution judiciaire par les plus hautes autorités de l’État ».
Toutes les audiences non urgentes étaient suspendues hier aux TGI de Draguignan et de Toulon. Un rassemblement est prévu demain jeudi, à 14 h 30, sur les marches du palais de justice de Toulon où une nouvelle assemblée générale aura lieu vendredi. Indigné par les propos du Président de la République, Laurent Pozzi-Pasquier, représentant à Toulon du Syndicat des avocats de France (SAF), a déploré l’« utilisation de l’insécurité pour redorer son blason et faire oublier les vrais sujets qui inquiètent ».
Les Magistrats de Draguignan ont prévu une manifestation ponctuelle
Jeudi 10 février à 14 heures
Communiqué LDH
Paris, le 9 février 2011
Les magistrats défendent l’honneur de la République
Depuis des années, la justice est instrumentalisée par le pouvoir politique, à commencer par le président de la République que la Constitution charge pourtant de garantir son indépendance.
Depuis des années, Nicolas Sarkozy désigne les parents comme responsables de l’absentéisme scolaire, les enseignants de l’échec scolaire, les psychiatres des actes des malades mentaux, les juges des actes des délinquants… Tous responsables et tous coupables, les gouvernants se croient d’ailleurs parfois tout permis. Même les policiers se retrouvent aujourd’hui visés par cette tactique qui consiste à faire payer à d’autres ses propres erreurs et sa démagogie.
Depuis des années, les coupes claires dans le budget de l’Etat affaiblissent les services publics, et en particulier ceux qui permettent de juger dans les conditions décentes les justiciables, de suivre la réinsertion des délinquants, de faire diminuer les risques de récidive. La France est aujourd’hui l’un des pays européens qui consacre le moins de moyens à sa justice : le mensonge sécuritaire recouvre le sabotage de la sécurité réelle et de l’Etat de droit.
Aujourd’hui, quelles que soient leurs opinions et leurs engagements, les magistrats, les avocats, les autres acteurs judiciaires ne supportent plus d’être accusés au mépris des faits, avant toute enquête sérieuse, par ceux-là mêmes qui abîment la justice et qui lui refusent indépendance et moyens à la hauteur de sa tâche. On a même entendu le Premier ministre enjoindre aux magistrats de se taire par compassion pour la jeune fille assassinée : l’indécence n’a décidément plus de limites.
La République a besoin d’être respectée : la garantie des droits suppose la séparation des pouvoirs. La justice a besoin d’être respectée, face aux calomnies, aux pressions politiques et au sabotage de ses conditions de fonctionnement. Les citoyens ont besoin d’être respectés, face à la démagogie qui les prend pour des imbéciles, confondant la sécurité et l’ordre public avec la politique de la peur et du pilori.
La Ligue des droits de l’Homme salue la protestation de tous les magistrats qui ne supportent plus l’exploitation mensongère du crime et de l’émotion qu’il suscite, ni l’affaiblissement, par tous des moyens, du service public judiciaire. Elle soutient leur mobilisation pour une justice digne de ce nom, pour cette « République irréprochable » cyniquement promise et quotidiennement bafouée par le comportement des gouvernants actuels.
samedi 5 février 2011
La LDH demande de "mettre fin à l'impunité présidentielle" après les propos de N. Sarkozy
NANTES — La Ligue des droits de l'homme, indignée par les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy violant le principe de la présomption d'innocence dans l'affaire Laetitia, demande dans un communiqué adressé à l'AFP que soit mis fin à "l'impunité présidentielle en la matière".
"Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute", avait déclaré jeudi Nicolas Sarkozy à Orléans.
"Il vient de qualifier la personne arrêtée dans l'affaire du meurtre de la jeune Laetitia de +présumé coupable+, en répétant volontairement cette qualification qui annule toute différence entre interrogatoire policier et condamnation judiciaire", relève la LDH.
Le président de la République "viole délibérément l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui garantit constitutionnellement la présomption d'innocence, c'est-à-dire le droit à être jugé dans des conditions conformes à l'état de droit et non désigné publiquement à la vindicte populaire", écrit la LDH.
"Dans toute autre démocratie, un tel comportement serait considéré comme incompatible avec l'exercice de responsabilités politiques au plus haut niveau de l'Etat", poursuit la LDH dans ce communiqué intitué "un délinquant constitutionnel récidiviste", en référence notamment aux affaires Colonna/Erignac et Villepin/Clearstream.
"L'article 68 de la Constitution prévoit que le président de la République relève de la Haute Cour +en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat+. Si la violation délibérée et répétée de la séparation des pouvoirs et d'un des principes constitutionnels les plus fondamentaux de la République ne relève pas de cette procédure, quel niveau de délinquance constitutionnelle faudra-t-il atteindre pour mettre fin à l'impunité présidentielle en la matière?".
"Le respect des lois et de l'ordre public ne se divise pas. Il est gravement menacé lorsque ceux qui ont la charge de le garantir donnent l'exemple de sa méconnaissance", écrit encore la LDH, en assurant "magistrats et policiers de son soutien face à la calomnie".
Les propos du chef de l'Etat ont déclenché un tollé chez les magistrats, en particulier au tribunal de Nantes en charge de l'affaire Laetitia. Suivis par d'autres tribunaux, les magistrats y ont décidé de suspendre les audiences pour une semaine.
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solidarité avec le peuple Egyptien

Avec d’autres organisations, nous appelons, ce samedi 5 février à 14h30, à un rassemblement de solidarité avec les peuples en lutte de l’autre côté de la Méditerranée, sur le parvis des droits de l’Homme (devant la fac de droit).
Communiqué
Solidarité avec le peuple Egyptien !
Solidarité avec les peuples arabes qui se lèvent pour la
liberté et la justice sociale !
Rassemblement sur le Parvis des droits de l’Homme
Samedi 5 février à 14h30
Depuis une semaine, le peuple égyptien se mobilise contre le régime de Moubarak et ce qu’il signifie de répression, d’inégalités, de corruption et d’injustices. Bravant la peur, la jeunesse est montée en première ligne dans ce combat. C’est maintenant la population toute entière qui exige la liberté, la démocratie, la dignité, la justice sociale. Comme en Tunisie, les peuples veulent avancer. Ils n’acceptent plus ces régimes corrompus et autoritaires soutenus depuis des années par les grandes puissances et les multinationales.
En Egypte aujourd’hui, comme en Tunisie hier, le départ du dictateur et de sa clique est devenu une exigence absolue. Moubarak s’accroche au pouvoir, fait des promesses tout en envoyant ses milices, qui se font passer pour des citoyens ordinaires, contre les manifestants.
Le combat pour la démocratie et la justice sociale est universel. Citoyens français et citoyens du monde, nous sommes au coté du peuple égyptien et des peuples arabes qui se soulèvent.
Avec lui nous disons, Moubarak, dégage !
Toulon, le 3 février 2011
Communiqué LDH
Solidarité avec le peuple égyptien
En Egypte, depuis plusieurs jours, des manifestations contre le régime autoritaire et arbitraire de Moubarak et pour la démocratie, qui s’inspirent du soulèvement du peuple tunisien, sont violemment réprimées. Au Caire et dans de nombreuses autres villes, cette répression a déjà fait au moins six morts, des centaines de blessés et des centaines d’arrestations.
Comme en Tunisie, ces manifestations du peuple et de la jeunesse mettent en cause la corruption d’un gouvernement qui fait régner le népotisme au détriment des aspirations de la population au bien-être et à la liberté. [...]
Paris, le 28 janvier 2011.
Communiqué du Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien
GRANDE MANIFESTATION à PARIS
samedi 5 février 2011 14h 30 – place de la République
Le 3 février 2011
Depuis la « Journée de la colère » du 25 janvier 2011 en Egypte contre la dictature et la pauvreté ( la moitié de la population -soit 40 millions de personnes- vit avec moins de 2 $ par jour ), un mouvement populaire sans précédent dans son histoire récente se développe partout dans le pays, du Caire à Suez, d’Alexandrie à Assouan, d’Ismaïlia au bastion ouvrier de Mahalla el Koubra etc. Elle touche désormais l’ensemble des couches sociales. Malgré la censure ( y compris coupures internet et tél.), l’intimidation policière, les provocations, le couvre-feu et une répression sanglante ( plus de 300 morts et des milliers de blessés au 1er février selon l’ONU ), des millions de gens manifestent et tiennent la rue, exigeant la chute de Moubarak et de son régime. Ils réclament la LIBERTE. La DIGNITE. La JUSTICE SOCIALE.
Depuis plus de trente ans, l’Égypte vit sous le joug d’une dictature associant pouvoir et argent : un régime autoritaire, corrompu, illégitime qui gouverne le pays au détriment de son peuple, au profit de lui-même et de quelques alliés stratégiques. Moubarak, mais aussi sa famille, sa cour de ministres aux ordres et ses hommes d’affaires véreux sont autant de vieux visages qui tiennent les mêmes discours pour détourner les Egyptiens de leurs véritables ennemis : corruption, misère, chômage, répression (l’état d’urgence décrété en 1981 est toujours en vigueur), absence d’éducation et libertés muselées, sous le regard complaisant des gouvernements voire la complicité active des instances internationales comme le FMI.
Depuis plus de trente ans, des générations se sont succédées et ont fait face à la même rengaine, aux mêmes discours, à la même politique : toujours au détriment du peuple égyptien et au profit d’un « pharaon » autocrate entouré de notables corrompus.
Aujourd’hui, tout change ! L’Egypte ne sera plus jamais la même car son peuple à relevé la tête et le défi du changement, bien décidé à ne plus accepter la soumission. Le vent de liberté réclamant démocratie et justice sociale, venu de Tunisie, a désormais atteint l’Egypte et se propage dans l’ensemble du monde arabe. Les gens n’ont plus peur.
Le soulèvement populaire ne se contentera pas de vagues promesses de « transition » démocratique. Et les Egyptiens comme les autres peuples arabes n’entendent se faire dicter par personne – surtout pas par les dirigeants français, européens et américains complices de Moubarak et du régime – la conduite pour la suite de leur mouvement. Ils comptent sur un large mouvement de solidarité internationale pour dire Halte ! à la répression de leurs aspirations à la liberté, et pour gagner ensemble de nouvelles conquêtes démocratiques, sociales et politiques au niveau international, à commencer par la liberté d’aller et venir et de s’organiser.
Plus que jamais, la paix passe par la réussite de la révolution démocratique en cours.
Dans l’immédiat, le peuple égyptien veut mettre en échec les manoeuvres dilatoires d’un régime aux abois. Celui-ci a lancé mercredi 2 février 2011 ses « baltaguiya » – des nervis et des milices armées maquillés en manifestants « pro-Moubarak » – à l’assaut du mouvement qui occupait pacifiquement la place Tahrir pour provoquer un sentiment de chaos et pour diviser la population, dans l’espoir de reprendre la main. Le bilan de cette journée est lourd : encore plusieurs morts et des centaines de blessés.
Avec les Egyptiens, la communauté internationale doit dire :
LE PEUPLE ÉGYPTIEN EXIGE LA CHUTE DU RÉGIME
SOLIDARITÉ AVEC LES LUTTES DES PEUPLES ARABES
HALTE AU SOUTIEN AUX DICTATURES
HALTE A LA REPRESSION ! DISSOLUTION DES MILICES PARA-MILITAIRES
MOUBARAK DEGAGE !
VIVE LA REVOLUTION EGYPTIENNE !
VIVE LE PEUPLE TUNISIEN ! VIVE LE PEUPLE EGYPTIEN !
VIVENT LES PEUPLES ARABES EN LUTTE !
Rassemblement devant l’ambassade d’Égypte jeudi 3 et vendredi 4 février à partir de 14h et jusqu’au soir
SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION EGYPTIENNE ET ARABE !
jeudi 13 janvier 2011
LOPPSI 2 : ils soldent nos libertés !
A Paris 14h30 à ODÉON
Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car ce projet marque un recul général des libertés individuelles.
Répression des populations ciblées :
Expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison auto construites, bidonville, bus ou camion aménagé …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun … Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles, un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans, une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont prévus…
Fichage et vidéo surveillance généralisés :
Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées. La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets…
Durcissement du droit pénal :
Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1re infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines »…
Pouvoirs policiers accrus :
Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale ; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice supplétive, dites « réserve civile », de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés…
La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002.
Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.
Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait entrer en application au printemps 2011.
Cette loi menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale, elle doit être retirée ou abrogée !
Mobilisons nous partout :
Si tu ne t’occupes pas de la
LOPPSI 2,
elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier –
à Paris 14h30 à ODÉON
1er Signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, Bagagerue, CDSL, Col. anti LOPPSI Toulouse, Col. Soupe ref Diois, DAL, Fédération des Arts de la rue, FSU, HALEM, Intersquat Paris, Jeudi noir, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Libre Accès, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance, Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaire, USP, Vie et Habitat choisi … Ainsi que : Alternatifs, Europe Écologie les Verts, NPA, MJS, Parti de Gauche , PCF, PCOF …
INFOS : http://antiloppsi2.net