mercredi 31 mars 2010

Vidéosurveillance : Nice, record de France ! (Nice Matin- 8 mars)



Interrogé sur le risque de voir Nice se transformer en « ville policière », M. Estrosi a répondu :

« Je garantis la liberté des honnêtes gens et je menace celle des voyous. » !!!!


Avant la fin 2010, la ville de Nice comptera 624 caméras de vidéosurveillance, faisant de la capitale de la Côte d’Azur, la ville la plus surveillée de France, selon le maire et ministre, Christian Estrosi, venu inaugurer le nouveau centre de supervision situé place De Gaulle, aux côtés du député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, et du 1er adjoint au maire de Nice, Benoît Kandel, délégué à la Sécurité.

Le but avoué : faire baisser les chiffres de la délinquance sur Nice. Et l’effet d’annonce semble avoir payé puisqu’en janvier 2010, une baisse de 7 % a été enregistrée par rapport à janvier 2009. Ces bons résultats s’accompagneront d’une nouvelle relation entre les différents acteurs de la sécurité, police nationale, police municipale, Brigade de répression des actions violentes (BRAV), Direction de la circulation pour la sécurité routière, pompiers du SDIS, agents ST2N sécurité transports tramway, Conseil général (pour l’entrée des collèges, 32 caméras), et conseils de quartier.

624 caméras pour un investissement de 8,7 M€

Car désormais, plus question de tabler sur des caméras visibles, mais en panne. « La technologie utilisée est la même que celle expérimentée par l’armée française en Afghanistan », dixit Christian Estrosi.

Ce sont des logiciels ultra perfectionnés (Kénéo) avec des écrans LCD dernier cri que l’entreprise Ineo Citelum a mis en place, le tout étant relié en ligne. En effet, dans une première salle se trouve les 14 écrans avec 6 agents, « les yeux », puis, c’est le PC de commandement avec quatre écrans et quatre agents, « le cerveau », et enfin, le standard téléphonique, « les oreilles », avec deux agents. Et les deux démonstrations se sont parfaitement bien passées avec des interpellations menées tambour battant avec l’utilisation de tous les moyens, voitures, motards, vélos, voire piétons.

Le logiciel repère les unités les plus proches du lieu de l’infraction et les agents du PC de commandement informent les troupes sur le terrain, des agissements et de la direction prise par le coupable de l’agression. Une salle est dédiée aux magistrats et aux officiers de police judiciaire pour qu’ils puissent consulter les images intéressantes d’une affaire en cours.

L’efficacité est garantie malgré un coût qui peut être jugé élevé, 7,6 M€ pour la part de la ville de Nice (6,4) et de la communauté urbaine Nice Côte d’Azur (1,2), auxquels il faut ajouter une participation du Conseil général 06 pour 1,1 M€ soit un total de 8,7 M€.

La ville de Nice, éligible au Fonds interministériel de prévention de la délinquance, a déposé une demande de 1,7 M€ pour 2010. Pour Christian Estrosi, « nous réalisons quand même des économies puisque le nouveau centre nous permet de stopper le bail de location de Gabriel Fauré ». Il a répété à l’envi, que les Niçois s’étaient prononcés, en décembre dernier lors d’un sondage, à 91 % pour, contre seulement 3 % contre. Il ajoute : « Si le Conseil général 06 et l’Etat nous aident, la région PACA n’intervient pas, l’opposition de gauche au Conseil municipal de Nice ayant voté contre notre projet de vidéosurveillance ». La tolérance « 0 » est devenue une réalité à Nice avec aucun quartier qui ne sera pas surveillé d’ici la fin de l’année.

Lutte contre les doubles files

Pour assurer le fonctionnement du système 24h/24 et 7 jours/7, 100 policiers municipaux ont été recrutés dont 50 pour le centre de surveillance qui comprendra 10 travailleurs handicapés, une volonté forte affichée par le maire qui souligne que Nice, avec 6,32 % soit 477 agents, respecte désormais le taux d’emploi de 6 % imposé par l’Etat. Tous les agents du standard sont trilingues, Français, Anglais et Italien. Outre l’efficacité du système, le confort est extrême pour les agents. « Nous pouvons évaluer, grâce à la géolocalisation, les moyens d’intervention en fonction des situations et mobiliser le nombre d’agents suffisant sans craindre, comme par le passé, que nos agents soient pris au piège d’une agression sauvage », assure Robert Bojanovich, responsable des unités opérationnelles de la police municipale. Mais le système ne sera pas utilisé uniquement pour les agressions sur la voie publique (tags, vols à la portière, violences urbaines…) puisqu’une réflexion est engagée pour enregistrer toutes les plaques d’immatriculation des véhicules entrants et sortants de Nice.

« Cette option baptisée, LAPI (Lecture automatisée des plaques d’immatriculation) pourra être menée à bien en partenariat avec la police nationale », affirme Benoît Kandel, « afin de déterminer tous les véhicules volés ou recherchés ». La sécurité routière sera aussi concernée, six secteurs ayant été identifiés pour servir de zone test dans la lutte contre les stationnements en double file : deux sur la Californie, une sur Gambetta, Magnan, Verdun et Stalingrad. Les contrevenants seront automatiquement photographiés et l’amende directement envoyée par courrier… Et la vie privée dans ce dispositif ? Elle sera préservée, les images des caméras devenant floues dès qu’elles zooment sur une façade.

Nice, désormais, s’impose comme la première ville de France en matière de sécurité avec 1 caméra pour 600 habitants, là où il y a 1 caméra pour 2 000 habitants à Paris… « afin de protéger les victimes », la priorité absolue selon Christian Estrosi.

Pascal Gaymard

Référence : « Nice, ville la plus vidéo-surveillée de France », nicematin.com, lundi 8 mars 2010

L’objectif : mettre 520 caméras sur le domaine public, 32 à proximité des collèges, 30 dans les cimetières et 42 sur le réseau de transport d’ici la fin de l’année. (Référence : « Nouveau centre de supervision urbain à Nice : Big Brother arrive », nice-premium.com, 16 mars 2010.)

« Un logiciel de "vidéosurveillance intelligente", conçu par l’entreprise de Sophia-Antipolis Keeneo, traite pour sa part les images qui ne sont pas visualisées en temps direct, et alertent les agents en cas de comportement suspect. » (Référence : http://www.videosurveillance-infos.....)

Voir:


lundi 29 mars 2010

Loin

JEUDI 1er avril à 20 h 30


La Ligue des droits de l'homme s'associe avec Théâtres en Dracénie et sera présente à l'occasion du spectacle « Loin » de Rachid Ouramdane ...

Loin…

témoignage dansé
conception et interprétation Rachid Ouramdane

« Sur les traces de la guerre d'Indochine et de ses ravages identitaires, ce solo de Rachid Ouramdane s'imprègne de l'histoire pour mieux la réinventer.
Son travail chorégraphique confronte texte et images vidéos mêlant témoignages et questionnement identitaire.
Lors d’un récent voyage au Vietnam et au Cambodge m’est apparue une autre façon de creuser le sentiment d’être étranger.
À l’occasion d’une discussion sur les violences des conflits qui ont secoué ces pays je me suis souvenu des pages du carnet militaire de mon père qui avait eu à fouler cette ex-Indochine.
Au fur et à mesure de cette discussion, du fait de ma nationalité française je voyais qu’on me donnait la place d’un enfant d’ancien colon alors que ce qui liait mon père à cette Indochine était l’héritage d’une autre colonisation, la sienne en Algérie.
Une fois de plus lors de cet entretien m’apparaissaient les bouleversements et les traces occasionnés par la violence de conflits armés et auxquels on ne peut échapper quand on réfléchit la figure de l’étranger dans de nombreux endroits du monde.

Comment la violence des conflits armés nous rend-elle étranger ? Quelle sensibilité naît de cette violence ?
Comment négocier avec ces différents visages de nous-mêmes, entre l’héritage d’un passé et une identité qui se construit au présent ?
C’est la question qu’aborde ce projet itinérant suivant les pas d’un voyage effectué il y a plus de 50 ans. »

Rachid Ouramdane

« Loin » a été présenté cet été au festival d’Avignon

vendredi 26 mars 2010

Inscriptions racistes à Toulon

Communiqué de la section de Toulon de la LDH


Mardi 23 mars 2010, des fidèles de la mosquée Masjid Attakwa au quartier du Pont du Las, gérée par l’Association culturelle et cultuelle des jeunes musulmans du Var, ont découvert deux inscriptions à l’encre noire « La France sans mosquées » et « Islam hors de France ».
L’imam de la mosquée a déposé plainte.

Des inscriptions analogues ont été découvertes sur les piliers de l’entrée du Lycée professionnel Georges Cisson au quartier Saint-Jean.

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation : il ne peut y avoir de place dans notre République pour le racisme, la xénophobie, ni pour l’intolérance religieuse.
Il appartient aux pouvoirs publics de rechercher et de sanctionner les auteurs de ces faits.

Toulon le 26 mars 2010

Indignation partagée par la section LDH de Draguignan

mercredi 24 mars 2010

Rappel

Samedi 27 Mars, de 11 heures à 12 heures, Cercle de Silence, place René Cassin à Draguignan.

Précédé de la rencontre mensuelle du CLVE, à l’endroit habituel.

Souriez, vous êtes « vidéoprotégés » !

Communiqué LDH nationale :

« La semaine dernière, cinq pompiers catalans ont été présentés à des millions de téléspectateurs comme des assassins de policiers : ils avaient été filmés à leur insu, à Dammarie-les-Lys, dans un supermarché où ils faisaient leurs courses en parlant entre eux… le catalan. Les fins limiers qui avaient récupéré la bande de vidéosurveillance de cette entreprise privée (destinée à « protéger » le commerçant contre les chapardages, chacun l’avait compris) n’ont pas hésité à prendre le catalan pour du basque, ni à considérer que parler basque en public signait une appartenance à ETA (les terroristes étant bien sûr si stupides qu’ils parlent toujours des langues étrangères en public…). Ces cinq pompiers ont eu plus de chances de survie que le touriste brésilien tué « par erreur » par la police dans le métro de Londres en 2005 parce que la caméra de vidéosurveillance l’avait montré avec… un sac à dos « suspect ». Mais il est peu probable qu’ils reviennent de sitôt en France pour une autre formation de lutte contre le feu. Il est même permis de penser qu’ils se sentent mieux « protégés » depuis leur retour en Catalogne. Lundi 22 mars, on apprend que dans certaines villes du sud-est de la France les caméras de vidéosurveillance sont utilisées pour verbaliser les propriétaires de véhicules en stationnement interdit. La « vidéoprotection » contre les dangers de la vie urbaine progresse à pas de géant… Avant que les fumeurs et les propriétaires de chiens ne « respectant pas le caniveau » ne soient à leur tour l’objet de pareille sollicitude sécuritaire, la Ligue des droits de l’Homme tient à alerter les citoyens sur le rythme effréné de la contamination de certains élus locaux par le virus de la surveillance généralisée. La société des « miradors invisibles » n’est ni plus sûre, ni simplement supportable… y compris pour les « honnêtes gens qui n’ont rien à cacher », qu’ils soient français ou catalans. » Paris, le 23 mars 2010

Dans notre région, Cannes détient le record du nombre de caméras de surveillance.
Grâce à une subvention de 240 000 euros accordée par le Ministère de l’Intérieur au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance et qui couvrira 40 % du montant total de la facture, 41 nouvelles caméras viendront s’ajouter aux 237 déjà installées.

Au total 278 caméras, soit une caméra pour 258 habitants !







Interview de Jean-Pierre Dubois - "la justice mise au pas"

Interview de Jean-Pierre Dubois dans le cadre de son article "La justice mise au pas" au sein de l'ouvrage "L'Etat pyromane"

Questions posées à Jean-Pierre Dubois :

- Quel regard porter sur la suppression du juge d'instruction ?

- Comment cette réforme traduit la mainmise du pouvoir présidentiel sur la politique pénale ?




Interview de Jean-Pierre Dubois - la justice mise au pas
envoyé par terranova. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


lundi 22 mars 2010

Coup de projecteur

La section de Toulon de la Ligue des droits de l'Homme organise une projection suivie d'un débat

Jeudi 25 mars 2010 à 20h – Cinéma Le Royal (Toulon)
Lettre à la prison
film de Marc Scialom, France, 70 min (1969)

En 1970, un jeune Tunisien débarque pour la première fois de sa vie en France, où il est chargé par sa famille de porter secours à son frère aîné, accusé à tort d’un meurtre et emprisonné à Paris. Il fait d’abord halte à Marseille. Là, il rencontre des Tunisiens étrangement différents de ceux qu’il croisait en Tunisie, des Français qui lui paraissent énigmatiques et une ambiance générale assez inquiétante à ses yeux pour le faire douter peu à peu de ce dont il était sûr, c’est-à-dire de l’innocence de son frère, de sa propre innocence…

« À l’heure où "l’identité nationale" envahit le débat public, ce film réalisé par un immigré tunisien de culture juive sur un immigré tunisien de culture musulmane pose des questions essentielles, avec l’intelligence et le regard d’un grand artiste. » (Isabelle Regnier, Le Monde du 29 novembre 2009)

La projection sera suivie d’un débat animé par Vincent Geisser, sociologue, chargé de recherches au CNRS, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM/CNRS), enseignant à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, sur le thème :
Politiques d’immigration, politiques des quartiers populaires : la convergence des logiques sécuritaires ?


Amis Dracénois, n’oubliez pas, rendez-vous samedi 27 mars, de 11 heures à midi, place René Cassin à Draguignan, pour le cercle de silence.

jeudi 18 mars 2010

Elections régionales : renforcer la démocratie locale

Au vu des résultats du premier tour des élections régionales dans la région PACA :

Abstention : 53%
Front national : 20,29%
Ligue du Sud : 2,69%

La section de la Ligue des Droits de l’Homme en Dracénie appelle tous ses membres et sympathisants à renforcer la démocratie locale en votant lors du deuxième tour des élections.
« L’exercice de la démocratie à un niveau local est fondamental pour l’état de la démocratie à tous les niveaux. L’absolue nécessité du développement durable des régions, la construction d’une société de solidarité, le refus de la mise en service des systèmes de surveillance, la création d’une démocratie en continu qui favorise l’avis et la discussion collective en même temps que la prise de décision, l’émergence d’une société ouverte et accueillante pour tous les étrangers avec le droit de vote aux élections locales, toutes ces questions méritent l’attention, la décision, et le vote des citoyens. » (Communiqué LDH nationale du 12 mars)

Et à faire barrage à l’extrême droite qui obtient dans notre région un score inquiétant pour la démocratie.

Dimanche 21 mars :

DITES :
NON à la démagogie
NON aux discriminations
NON à l’exclusion
NON à une société de surveillance généralisée
NON à la suppression des subventions aux associations qui défendent les droits des citoyens et la vie culturelle !
NON au Front National !

VOTEZ et FAITES VOTER POUR CEUX ET CELLES QUI DISENT

OUI à une société de liberté, d’égalité sociale et de solidarités,
OUI aux valeurs de la République et de la démocratie,
OUI aux droits de l’Homme, à tous les droits de l’Homme !-

Ne laissons pas le F.N. se refaire une santé sur le dos des citoyens et citoyennes!