mardi 12 mars 2013

Une vague blanche pour la Syrie





Vendredi 15 mars 

Avec Amnesty International France, la FIDH et la LDH, et le soutien de l’agence internationale TBWA.
Le 15 Mars prochain marquera les deux ans du début de la révolution syrienne. Le Comité de La Vague blanche, avec le soutien d’Amnesty International France, la FIDH et la LDH, organise ce jour-là un événement inédit, à savoir une manifestation internationale en solidarité avec le peuple syrien : « Une vague blanche pour la Syrie ».

Pour briser le silence, pour dire Stop, et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul.
Le principe en est simple : demander aux peuples du monde entier de s’unir au peuple syrien en manifestant à la même heure locale, de 19h à 19h30, un papier ou un tissu blanc à la main, le mot « Stop » écrit dessus.
Se déclenchera ainsi au fil des fuseaux horaires et à travers le monde, une « ola » mondiale de protestation, une immense vague blanche, reprise au fil de la journée par les médias.
Pour la visibilité de la manifestation, le rendez-vous sera donné devant les mairies ou au plus près des mairies. Tout rassemblement sera laissé à l’initiative de chacun sur les lieux de travail ou de loisirs.
Ce soir là, chacun pourra poster sa photo, le mot Stop à la main, sur le site de la vague blanche afin de créer une vaste manifestation sur le net et les réseaux sociaux avec notamment une page Facebook dédiée.
Ainsi, chacun pourra participer.
Plus de cinq cents personnalités ont déjà rejoint la « Vague blanche » le 17 Avril dernier (jour anniversaire de l’Indépendance de la Syrie), lors du lancement de ce mouvement au Trocadéro à Paris, et dans plusieurs villes de France. Des milliers de photos ont été postées sur le site.
Aujourd’hui, des relais sont nécessaires aux quatre coins de la planète afin de faire le lien entre toutes les ONG dédiées aux droits de l’homme, et toucher le plus grand nombre : mairies, villes jumelées, monde médical, monde des affaires, monde du spectacle et de l’audiovisuel, réseaux sociaux, personnalités de renom international…
Ainsi, nous faisons appel aux initiatives individuelles, à la société civile, à l’imagination de chacun, pour que de la petite à la plus grande manifestation, les tissus blancs se lèvent partout dans le monde, en une action solidaire libre de toute influence politique, étatique ou partisane.






Le 15 mars, on expulse ?



Communiqué LDH
Comme chaque année, le 15 mars signifie la fin de la trêve des expulsions. Comme chaque année, c’est une date qui doit rappeler la nécessité d’une politique publique du logement qui traite à la fois l’hébergement d’urgence et le logement social.


La LDH appelle : 

• à soutenir l’action du collectif des « Associations unies pour une autre politique du logement » lors du rassemblement, et de la conférence de presse du 13 mars, à 11 heures, place Edouard Herriot, à côté de l’Assemblée nationale ;
• à participer à la manifestation du 16 mars, à 15 heures, à Paris, à République, à proximité de la rue du temple.
Citoyens sans logement ou mal logés, vous avez des droits !
Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est, pour chacun, une nécessité vitale. Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.

Pour rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous :
Nous demandons un moratoire des expulsions locatives sans relogement. La mise en œuvre de procédures, beaucoup plus systématique, traduit un durcissement qui provoque des drames humains inacceptables, qui bouleverse les conditions d’existence des plus fragiles. Ces expulsions viendront grossir les rangs des personnes à la rue et sollicitant le 115 (les demandes ont augmenté de 29 % par rapport à janvier 2012 et 55 % n’obtiennent pas de places d’hébergement).

Nous dénonçons l’augmentation constante des loyers et des charges locatives.

Nous demandons la revalorisation des aides au logement.

Nous demandons que des dispositifs de protection contre les expulsions, et de régulation pour encadrer la liberté des loyers, soient effectifs dans la prochaine loi sur le logement.

Nous dénonçons le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, dans l’absence de priorité donnée, dans le budget de l’Etat, à la production de logements locatifs sociaux et « très sociaux », nécessaires aux plus modestes.

Nous dénonçons la poursuite d’une politique du logement qui, depuis quarante ans, pratique une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits, par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même.

Nous demandons une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur à usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public, avec une politique foncière publique forte.

Nous demandons le développement de nouvelles procédures de concertation qui permettent, en amont des projets, de donner réellement la parole aux habitants.

La LDH considère que l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires nécessaires pour mettre fin à la crise du logement doit être l’œuvre d’un service public du logement et de l’urbanisme, sous la responsabilité de l’Etat et la participation décentralisée des citoyens aux décisions.

Paris, le 11 mars 2013


mercredi 27 février 2013

Stéphane Hessel reste vivant - Communiqué LDH


Communiqué LDH 

Pourrions-nous croire à sa mort, après quatre-vingt-quinze années d’une vie plus riche qu’un roman ? Commencée dans deux patries successives, elle s’est poursuivie au milieu de la poésie, du surréalisme et d’une profonde culture humaniste et européenne. Puis ce fut la Résistance, Buchenwald, d’où il réchappe quasi miraculeusement, et la France libre. Ensuite, après le compagnonnage avec Mendès France à Londres, Stéphane Hessel est à l’ONU, avec René Cassin, pour la préparation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La suite, c’est son combat inlassable pour la conquête de tous les droits, pour tous et partout.





S’il fut un diplomate reconnu jusqu’à devenir ambassadeur de France, c’était aussi un homme alliant l’esprit de résistance et la volonté de construire « un monde solidaire et organisé », « une structure de l’économie mondiale plus équitable ». Donc à la fois le club Jean-Moulin, il y a cinquante ans, pour penser « une République moderne », mais aussi en 1997, le Collège des médiateurs pour la régularisation des sans-papiers ; le refus de la colonisation des territoires palestiniens, qui lui valu d’être traité d’antisémite, lui, le survivant des camps, par ceux que leur bêtise et leur haine aveuglent ; et encore, après la honte du « ministère de l’Identité nationale », la fondation de Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, et le rendez-vous du printemps, chaque année, aux Glières.
Lui-même l’a toujours répété, le fil conducteur de ce parcours fascinant, c’est son « investissement dans les droits de l’Homme » : « l’opposé de ce qui avait failli me faire mourir », mais aussi « le fil conducteur d’une histoire qui a un sens et qui donne de plus en plus de responsabilité et de liberté aux individus ». Son autobiographie, il l’avait appelée Danse avec le siècle, parce qu’« à force de déséquilibres, l’histoire est susceptible de produire des équilibres plus riches ». Et pour construire ces nouveaux équilibres, regrettant trop souvent chez les hommes politiques « le manque de courage, le désir de flatter l’électorat plutôt que d’aller de l’avant », il appelait à « ne pas compter seulement sur les gouvernements pour poursuivre les objectifs auxquels nous tenons », à miser, comme il l’a fait si intensément, sur « la mobilisation de la société civile ». Comme nous.
Laissons-lui la parole une fois encore. Voici la conclusion du chapitre qu’il avait donné à L’état des droits en France, publié en 2012 par la Ligue des droits de l’Homme : « secouer la chape de plomb du pessimisme, du défaitisme et du déclinisme », retrouver « la capacité non seulement de s’indigner, mais encore d’espérer et d’entreprendre. Proposer, rassembler, agir pour construire d’autres rapports de forces que ceux de la domination oligarchique ; ne plus déléguer le choix de notre avenir à un « sauveur suprême » ou à des experts porteurs d’une prétendue rationalité fauteuse de crises ; dépasser les mirages de l’individuation et de la marchandisation en retrouvant le chemin de la solidarité, en « reconsidérant la richesse » pour remettre la valeur à l’endroit ; se rappeler que ce sont les Hommes qui font l’histoire, qu’aucune fatalité n’oblige à ce que l’humanité, dont les capacités augmentent sans cesse, subisse la régression de ses droits et de ses acquis au point de perdre espoir en l’avenir. Car si nous le pouvons, si nous le voulons vraiment, cet avenir est entre nos mains à tous. »
La Ligue des droits de l’Homme est fière d’avoir cheminé avec Stéphane Hessel. Elle est triste de l’entendre encore réciter Apollinaire : « J’ai cueilli ce brin de bruyère, L’automne est morte, souviens-t’en, Nous ne nous verrons plus sur terre », mais elle se rappelle qu’il chérissait aussi Hölderlin : « Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve. »
« Ce qui sauve », il l’a porté, il nous le lègue. Faisons-le vivre.
Paris, le 27 février 2013

vendredi 18 mai 2012

Profanation d’une salle de prières- Communiqué de la section de Draguignan de la Ligue des Droits de l’Homme


La section de Draguignan de la Ligue des Droits de l’Homme exprime sa très vive indignation suite à la profanation de la salle de prières dans les locaux qu’occupe l’association des amis du Maghreb.

Les tags insultants (croix gammées et initiales non décryptées) qui ont été bombés sur le sol  et les bâtiments, sont la preuve de la persistance d’une idéologie raciste et  xénophobe.

Nous voyons là une conséquence des discours stigmatisant sans cesse étrangers, immigrés et Français issus de l’immigration.

La section de Draguignan de la Ligue des Droits de l’Homme :

- Apporte à  l’Association des Amis du Maghreb, les Musulmans et tous les citoyens qui se sentent souillés par cet acte odieux, son total soutien.

- Elle s’associera  à toute action citoyenne en réponse à ces ignominies.



Draguignan, le 18 mai 2012


Florence LEROUX-GHRISTI
Avocate au bareau de Draguignan
Présidente de la Section LDH- Draguignan

Profanation d’une salle de prières musulmane à Draguignan







Profanation d’une salle de prières musulmane 
à Draguignan




Après la profanation de tombes musulmanes à Carros et l’agression à Amiens de deux personnes âgées qui se rendaient à une mosquée, ce troisième acte anti-musulman commis en moins d’un mois confirme les inquiétudes exprimées dans son dernier rapport par la Commission nationale consultative des droits de l’homme devant la montée du racisme anti-musulman.










Des croix gammées oranges ont été peintes à la bombe sur les portes de la salle de prière, du jardin et dans la cour du bâtiment (photo Louise Audibert)
Draguignan : des croix gammées peintes devant une salle de prière musulmane
[Libération.fr, le 17 mai 2012 15:31.]


[AFP] – Des croix gammées orange et des inscriptions qui n’ont pas été décodées à ce stade de l’enquête ont été peintes dans la nuit de mercredi à jeudi à l’entrée d’une salle de prière musulmane à Draguignan (Var), a-t-on appris de sources concordantes.
« Des croix gammées et deux inscriptions F.A et F.A.R ont été découvertes devant une salle de prière », a déclaré à l’AFP la procureure de Draguignan, Danielle Drouy-Ayral.
Selon la même source, « aucune revendication » n’a été faite.
« Nous n’avons pas de piste mais immédiatement une enquête a été ouverte par le commissariat de police de Draguignan », a ajouté la magistrate, précisant qu’« en l’état, aucune plainte n’avait été déposée ».
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a, dans un communiqué, « condamné avec la plus grande fermeté la profanation de la mosquée de Draguignan par des inscriptions nazies ».
Des actes anti-musulmans récurrents
« Cet acte intervient après la profanation de tombes musulmanes à Carros (Alpes-Maritimes, NDLR) le 29 avril et l’agression de deux personnes âgées, alors qu’elles se rendaient à une mosquée d’Amiens (Somme, NDLR), le 5 mai dernier », écrit le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.
Tout en exprimant son soutien « aux responsables et sa solidarité avec l’ensemble des musulmans de Draguignan fortement indignés par cet acte xénophobe », il exhorte « les musulmans de France à la vigilance et à la sérénité face à la multiplication de ces actes de provocation lâches et méprisables ».
Le CFCM appelle par ailleurs « les pouvoirs publics à mobiliser tous les services concernés pour identifier au plus vite les auteurs de ces actes et les déférer devant la justice ».

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Le carré musulman de Carros profané




A Carros, dans les Alpes Maritimes, ce sont des tombes et un mur du carré musulman qui ont été tagués et profanés dimanche dans la nuit. Dans cette commune, où Marine Le Pen est arrivée en tête lors du scrutin présidentiel, c’est le premier incident de ce genre.
Les vandales, à l’orthographe approximatif, ont dégradé les tombes avec une bombe de peinture rose fluo, en y inscrivant "Arabe dehor", "Vive Le Pen" et en y dessinant des croix gammées à l’envers...
Le maire de la ville, PS, s’est déclaré scandalisé : "C’est toute une communauté qui est atteinte, c’est aussi toute la communauté carrossoise qui est touchée mais nous ne voulons pas que la haine soit attisée et je note le comportement digne des communautés : responsables des harkis et des Français musulmans ont appelé au calme".
Une enquête a été ouverte pour "violation de sépultures avec la circonstance aggravante qu’une communauté est visée en raison de son origine ethnique et de sa religion" et le maire a d’ores et déjà déclaré qu’il se constituerait partie civile.




[LDH-Toulon] profanation d'une salle de prières musulmane à Draguignan   
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4991




mercredi 23 novembre 2011

Face au G20 : un Cercle de Silence Resf


Le cercle de silence géant de Resf lors de la manifestation contre le G20 -
Nice, 1er novembre 2011.


Face au G20 : un Cercle de Silence Resf par ADN-NICE